Le potentiel de réussite de la numérisation est utilisé différemment selon les secteurs. Quelle est la situation de départ dans le secteur bancaire et quels sont les défis, en particulier dans le domaine de la banque d’entreprise ?

Les idées et les innovations, et les inventions qui en découlent, sont le moteur de la rentabilité et du développement des entreprises, des industries et donc de la croissance économique d’une économie. De nos jours, la numérisation prend de l’ampleur. Ainsi, une entreprise sur deux prévoit de réaliser des projets de numérisation dans les deux prochaines années. Pour 23 % des autres, la décision n’a pas encore été prise. Environ 2 000 entreprises de toutes tailles, secteurs économiques et régions ont été interrogées.

La majorité des questions dans le domaine bancaire portent systématiquement sur l’utilisation actuelle de la numérisation et définissent les images cibles sur cette base. Le développement de la numérisation n’est pas encore terminé, mais il est stimulé par les nouvelles technologies : L’industrie 4.0 est suivie par l’industrie 5.0.

Le secteur des entreprises, quels défis ?

Le secteur des entreprises est confronté à des défis particuliers en raison de la numérisation. Afin de pouvoir mener des conversations à hauteur d’œil avec les entreprises clientes, les changements par rapport à l’industrie 4.0 et 5.0 doivent être abordés par le conseiller clientèle entreprises. Le conseiller doit préciser dans quelle mesure les nouveaux domaines d’activité ou ceux qui ont changé pour la société cliente peuvent être pris en charge avec quels produits bancaires.

Ces champs d’action découlent de l’évolution du modèle économique des entreprises. À cet égard, le conseiller à la clientèle d’entreprises doit préciser les changements qui interviennent chez l’entrepreneur et ce que cela signifie pour l’entreprise et ce qui découle de ces changements. L’accent est mis sur deux questions :

Par l’intermédiaire des actionnaires liés aux entreprises clientes en tant que particuliers, ces défis ont également un impact sur les bénéfices des clients privés.

Adaptation permanente des modèles d’entreprise

Les entreprises de taille moyenne qui génèrent un retour sur ventes adéquat en adaptant constamment leur modèle d’entreprise se caractérisent par une grande force d’innovation. En effet, ce domaine d’activité a une influence significative sur le développement futur de l’entreprise.

Dans l’adaptation du modèle d’entreprise, la recherche et le développement se verront accorder un rôle central. L’objectif est d’anticiper à temps les tendances ainsi que les souhaits et les exigences des clients pour l’avenir et de les mettre en œuvre de manière cohérente dans des produits prêts à être fabriqués en série. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la majorité des moyennes entreprises prospères travaillent aussi intensivement avec leurs clients et leurs fournisseurs.

Importance croissante des actifs incorporels

À l’ère de la numérisation, les actifs incorporels contribuent de manière significative à la création de valeur et à la compétitivité des entreprises. À cet égard, la poursuite de leur développement et leur gestion active sont des domaines d’action importants pour les entreprises qui réussissent.

Les actifs incorporels se développent à partir des processus et des structures internes et, de plus, des relations mutuelles de l’entreprise avec ses clients, ses fournisseurs et ses employés. Il s’agit d’actifs non monétaires identifiables, sans substance physique. Ils ne sont pas soumis à une usure physique, ne sont pas consommés et ont un coût marginal faible par rapport aux actifs corporels.

Selon les dernières statistiques, les investissements en actifs incorporels ont doublé dans les dernières années, tandis que les investissements en équipements ont augmenté de 23 % au cours de la même période. Les investissements en équipements peuvent augmenter de 17 %, tandis que les investissements en actifs incorporels de 28 %.

Particularités des bases de données et des logiciels

Les bases de données et les logiciels sont des éléments essentiels des actifs incorporels. Si les bases de données ou les logiciels sont une “propre création intellectuelle” au sens de la loi sur le droit d’auteur, les développements de logiciels ne sont brevetables que dans des cas particuliers. Si des bases de données ou des logiciels sont vendus ou concédés sous licence à des tiers, le code source original est souvent développé plus avant par l’acheteur ou le licencié qui adapte le logiciel à ses propres besoins.

Si les logiciels développés par l’entreprise elle-même constituent la base centrale de l’activité, comme c’est le cas des plates-formes logicielles ou d’autres modèles commerciaux en ligne, la valeur économique est déterminée à l’aide de procédures axées sur la valeur actuelle nette. La plate-forme au sens étroit du terme n’a pas de bénéfice financier propre, mais les programmes d’application (applications) qui y tournent.

En particulier, la méthode fondée sur le prix du marché est utilisée pour les logiciels spécifiquement adaptés à l’entreprise, qui ne peuvent être vendus séparément de celle-ci. La durée de vie utile des logiciels dépend de la qualité du code source et de la gestion du cycle de vie. Les bases de données et les logiciels constituent un marché très dynamique et le vieillissement n’est ni prévisible ni continu, mais souvent abrupt. Pour un contrôle de plausibilité, un examen des marges bénéficiaires est utile dans la pratique. Quelle est la marge bénéficiaire allouée à l’actif incorporel évalué et quelle marge peut être réalisée avec le produit ou le service correspondant ? Le rapport entre ces deux chiffres constitue l’étalon de mesure de la plausibilité de l’évaluation par l’entreprise cliente.

Conclusion : la banque d’entreprise doit s’adapter

Les nouveaux champs d’action des entreprises clientes découlent de l’évolution de leurs modèles commerciaux à la suite de la numérisation. Ce faisant, les actifs incorporels prennent une importance croissante en termes d’investissement et de composition des actifs. La numérisation s’accélère, une entreprise sur deux prévoyant de réaliser des projets de numérisation dans les deux prochaines années.

Le défi de la banque dans le secteur de la clientèle d’entreprise est de s’adapter à ces changements dans l’entreprise cliente, d’autant plus qu’il y a des répercussions pour le secteur de la clientèle privée via l’actionnaire.