Les nouvelles technologies, la pression des coûts et l’évolution des exigences des clients constituent un défi majeur pour les dépositaires et exigent une fois de plus une réorientation des dépositaires de titres pour rester compétitifs. Le règlement des opérations sur titres était déjà sous la pression d’initiatives réglementaires telles que T2S ou MiFIR et MiFID. Aujourd’hui, les nouvelles technologies menacent l’activité des dépositaires. Avec la chaîne de blocs, une alternative intéressante au règlement conventionnel des opérations sur titres est actuellement testée. Il existe encore de sérieux inconvénients en termes de rapidité et de capacité de volume, mais des fournisseurs courageux, comme HSBC avec le premier règlement public d’une lettre de crédit, exécutent déjà avec succès des transactions avec cette nouvelle technologie. Les inconvénients de la nouvelle technologie ne jouent guère de rôle dans l’environnement des fiduciaires et c’est donc une véritable alternative. Cette solution hautement automatisée remet donc en question le cœur de métier des dépositaires en tant qu’intermédiaire de confiance entre le marché et les acteurs du marché. Les gardiens doivent une fois de plus expliquer leur nécessité, leur expertise et leur valeur ajoutée. En effet, le secteur des valeurs mobilières est prédestiné à être traité de manière discrète, flexible, rentable, efficace et rapide. Il n’y a plus de place pour un intermédiaire coûteux. Les dépositaires doivent donc, afin de rester reconnus comme des intermédiaires compétents entre le marché et les participants au marché, fonctionner de manière rentable, mais ne doivent pas perdre leur différenciation des participants au marché ou même des fournisseurs du marché.

Présomption de valeur ajoutée dans les affaires de transaction

Dans le secteur de la conservation, l’exécution des transactions a actuellement la plus grande visibilité, la plus grande perception du risque et aussi la plus grande présomption de valeur ajoutée parmi les clients, les superviseurs et les participants à la négociation. En revanche, les services fournis dans le cadre de la gestion de portefeuille, le traitement obligatoire des dividendes, des intérêts ou des opérations de sociétés ne sont pas particulièrement appréciés par le client, bien qu’ils soient absolument nécessaires.

De mauvaises cartes pour des services d’inventaire coûteux

La conséquence est que des services productifs et efficaces dans le traitement des transactions peuvent être facilement obtenus par l’automatisation. Le client est également prêt à payer pour les services correspondants. En revanche, les services de gestion des stocks à forte intensité de coûts ne peuvent pas être délégués au client, et les prix ne peuvent pas être facturés en fonction des dépenses. Et malgré les coûts élevés qu’il implique, le service d’inventaire n’est actuellement pas perçu comme un facteur de différenciation.

Une stratégie à double sens pour devenir indispensable

Comment un gardien peut-il ou doit-il réagir maintenant ? Du point de vue de la gravure sur bois, les systèmes ont parfois grand besoin de modernisation et sont rigides, les clients sont habitués à des prix tout compris, et les dépenses augmentent néanmoins grâce aux activités animées des acteurs du marché, par exemple dans la conception de mesures de capital ou de lois fiscales complexes. Le dépositaire doit donc affiner son rôle, clarifier sa valeur ajoutée et ainsi accroître son efficacité. Des systèmes modernes et flexibles qui décrivent tous les processus seraient certainement la solution privilégiée. Toutefois, les investissements dans de tels systèmes ne peuvent être recommandés sans réserve dans une perspective de pure efficacité. Toute personne qui ne dispose pas des ressources et du temps nécessaires pour un tel investissement doit réfléchir attentivement à ce qui peut contribuer à renforcer sa position. Dans ce contexte, une réorientation progressive, en fonction de la situation, semble prometteuse. Pour acquérir une nouvelle force concurrentielle, le gardien doit s’attaquer à deux mouvements fondamentaux.

1. Devenez partie intégrante de votre client. 

L’intégration dans le paysage des processus du client est avantageuse lorsque les interfaces et donc les coûts sont réduits et que la fidélité des clients est accrue dans le même temps. Le dépositaire doit donc connaître le parcours de son ou ses clients. L’objectif doit être de connecter les systèmes des clients à un stade encore plus précoce et de proposer de nouvelles solutions au client ou à ses clients finaux. Il pourrait s’agir d’une application moderne sur le smartphone permettant de passer rapidement des commandes, d’un rapport significatif avec l’état des commandes en temps réel sous forme de service web, d’outils d’analyse librement configurables pour les gestionnaires d’actifs ou d’une boîte aux lettres en ligne complète pour une communication efficace et économe en ressources avec les clients. Fondamentalement, la primauté des coûts ne devrait pas être la seule considération, car les solutions créatives et les offres extraordinaires contrecarrent l’interchangeabilité du dépositaire.

2. Créez du potentiel dans l’inventaire 

Sur le plan des coûts, le dépositaire sera gagnant avec des ajustements radicaux des services de gestion des stocks. Dans ce cas, les coûts des activités de base devront être réduits. Comme les clients ont une tolérance encore plus grande aux erreurs, le dépositaire peut tester et mettre en œuvre de nouvelles idées de manière plus sûre. Des facilités innovantes pour le client peuvent être proposées à un prix raisonnable. Si, par exemple, le dépositaire parvient à gérer efficacement la communication fastidieuse mais nécessaire pour les opérations de l’entreprise, via API ou peut-être même Twitter, il apporte un soulagement notable et crée ainsi un sentiment de loyauté chez le client. On peut déjà constater aujourd’hui que les clients sont prêts à payer pour des offres exclusives, telles que des services de retenue à la source dont ils ont un besoin urgent. Le dépositaire doit donc adapter sa gamme de services en conséquence. Il pourrait être utile de reconsidérer l’utilisation des APR modernes dans ce domaine en particulier. On n’en est qu’au début des possibilités de créer des gains d’efficacité, en particulier dans les environnements à petite échelle et à faible volume. Chaque fonction automatisée offre la liberté nécessaire à la génération d’idées créatives et allège la charge qui pèse sur le budget du personnel, les gestionnaires et les postes en aval jusqu’au département des ressources humaines.

Dans l’image cible : élément créatif de l’expérience client

Grâce à cette stratégie à double sens, le dépositaire peut utiliser un modèle commercial réussi pour consolider sa position dans le monde d’expérience de son client, inspirer ce dernier avec ses services et tourner les vis de coûts ou de revenus dans les bons domaines. En participant au parcours de ses clients, le dépositaire peut devenir un élément plus important, indispensable de leur chaîne de valeur. L’objectif doit toujours être d’apporter une contribution précieuse et différenciatrice au parcours de ses clients, ou plutôt de leurs clients. En même temps, elle doit créer la liberté de développer de nouveaux services et produits créatifs par des mesures d’efficacité radicales. La recherche d’une efficacité optimale reste un élément d’accompagnement de toutes les activités.