Cette année, la conférence d’une communauté s’est déroulée sous le thème principal “Un nouveau paradigme bancaire à l’ère des perturbations”. Elle a montré comment les banques et les gestionnaires de biens établis peuvent utiliser les technologies numériques pour contrer efficacement les nouveaux concurrents. Les perturbations ont longtemps été au centre des préoccupations du secteur financier, car elles ont accru la pression concurrentielle sur les banques et les gestionnaires d’actifs établis. De nouveaux modèles commerciaux menacent la position sur le marché des banques et des caisses d’épargne établies. De plus en plus d’acteurs de la fintech et de start-ups utilisent les puissantes fonctions des nouvelles technologies et des processus numériques pour s’établir avec succès sur le marché en quelques mois. Des réglementations telles que la deuxième directive sur les services de paiement (PSD2) en Europe, qui exige l’échange de données et l’ouverture des services aux tiers, accélèrent encore cette évolution. Cependant, et c’était l’une des principales conclusions de la conférence communautaire Avaloq, ce sont précisément ces technologies, axées sur l’automatisation, la normalisation et le traitement direct (STP), qui offrent aux institutions financières l’énorme possibilité de devenir plus axées sur la technologie, plus rentables et plus compétitives. Avec des solutions externalisées basées sur le cloud, il est possible de réaliser des gains d’efficacité considérables et de réduire les coûts. La numérisation dans le monde financier donne également aux institutions la possibilité de tester et d’introduire rapidement de nouveaux services, plates-formes et produits et de réagir ainsi rapidement à l’évolution des tendances du marché. Rien n’est plus complexe que de rendre les choses simples. Mais la complexité des systèmes modernes de services financiers doit être simplifiée, notamment en ce qui concerne le back office. Des solutions  sont devenues incroyablement puissantes, de sorte que les banques et les gestionnaires d’actifs ont besoin de moins en moins de processus manuels dans le back-office. Dans dix ans, le back-office sera largement automatisé. 

La confiance est la base, l’expérience client et l’efficacité sont le moteur

Les banques et les gestionnaires d’actifs jouissent toujours d’un très haut niveau de confiance de la part de leurs clients. Toutefois, un facteur important, et de plus en plus important, est la concurrence des entreprises technologiques, et pas seulement des géants, mais aussi d’un grand nombre de jeunes entreprises innovantes qui profitent des opportunités offertes par les nouveaux modèles d’entreprise. Ils s’appuient sur les nouvelles technologies et l’excellence numérique. Leur succès est basé sur des processus très efficaces, des coûts faibles et une grande expérience client.

Déplacement du paradigme vers l’avenir

Trois facteurs déterminent la compétitivité des banques et des gestionnaires d’actifs à l’ère numérique : Valeur ajoutée, efficacité et confiance. Voilà le nouveau paradigme bancaire. La valeur ajoutée signifie offrir un confort au client et se concentrer sur une expérience utilisateur complète, des services personnalisés et la performance du produit. L’efficacité est obtenue en utilisant de nouvelles technologies. Les autres domaines clés sont l’automatisation des processus et la robotique, la normalisation, le STP et les interfaces de programmation d’applications (API). La confiance consiste à être transparent, à fournir un service clientèle de premier ordre et à dépasser les normes de conformité.

Agir avec prévoyance

La perturbation du secteur bancaire et de la gestion de patrimoine se produit à un moment où le volume des actifs sous gestion sur les marchés mondiaux augmente. Environ 95 % des clients continuent à effectuer leurs opérations bancaires par l’intermédiaire d’une banque, mais la concurrence s’intensifie. Il s’agit donc avant tout d’agir avec prévoyance et de développer des modèles commerciaux qui rendent les institutions plus résistantes.

Orienter les investissements informatiques vers de nouvelles directions

Comparé à d’autres secteurs, les coûts informatiques en pourcentage des coûts totaux sont en moyenne deux fois plus élevés dans le secteur bancaire, à 14 pour cent avec la plus faible proportion de logiciels externalisés. Il a été démontré que les entreprises qui réussissent durablement dépensent leur argent pour de véritables innovations et pas seulement pour la mise à niveau des systèmes existants. L’accent doit être mis sur les investissements dans des solutions informatiques agiles, telles que les services basés sur le cloud. Cela devrait permettre aux utilisateurs d’atteindre trois objectifs essentiels : améliorer l’expérience des clients, optimiser l’excellence opérationnelle et élargir l’écosystème de partenaires et d’applications. L’excellence opérationnelle concerne principalement l’automatisation et la robotique, l’intelligence artificielle, les solutions de conformité et les services bancaires en ligne, qui sont des segments de croissance clés. Dans le monde numérique, il y a beaucoup plus de points de contact avec les clients et chacun devrait être utilisé pour le service à la clientèle. Sans parler de la composante émotionnelle qui peut être garantie par des processus numériques plus modernes. Les avantages globaux d’un système basé sur le cloud doivent être exploités. 

Gains d’efficacité grâce à l’automatisation des processus robotiques

L’automatisation des processus robotiques (RPA) a été un sujet très discuté lors de la conférence. Après tout, le logiciel RPA est particulièrement adapté pour exécuter les processus standardisés et répétitifs d’une institution financière avec peu d’efforts et très rapidement. Dans le back-office en particulier, les tâches manuelles, et donc sujettes aux erreurs et gourmandes en ressources, peuvent être automatisées de cette manière. L’équipe de développement pour concevoir et développer de nouveaux processus robotisés automatisés a été mise en place dans le but de réduire les processus manuels restants, d’améliorer la qualité du service, de réduire les risques et d’accélérer le traitement.

La banque a de l’avenir

La conférence communautaire a montré que le changement numérique comporte à la fois des opportunités et des risques. Chaque institution financière devrait examiner en temps utile le nouveau paradigme bancaire. Les banques et les gestionnaires d’actifs ne devraient pas manquer de tirer parti de l’automatisation et des solutions numériques intégrées. Leurs effets positifs sur les coûts, l’efficacité, les performances et les bénéfices seront considérables.